Il y a de l’eau dans le gaz et des soucis à se faire dans le vignoble …
Ce texte s’adresse à ceux qui n’ont pas voté et surtout ceux qui n’ont pas vu le piège qu’on leur tend du côté socialiste. Une explication à donner mais avant tout une petite analyse politique d’une citoyenne lambda.
Analyse politique du 1er tour et les leçons de l’histoire
A quoi sert les législatives ? à rien ont répondu la majorité des électeurs. Deux records en quelques semaines :
- celui de la plus forte participation aux présidentielles qui a fait rêver les étrangers et a donné une bonne image de
- et la plus forte abstention au premier tour des législatives.
A croire que voter pour un Président semble suffire aux électeurs. Il ne faut pas oublier que contrairement à l’idée qu’on voulut faire passer certains, nos députés ne sont pas des godillots. En
Quels sont les enseignements politiques que nous pouvons tirer de ces dernières années ?
N. Sarkozy a fait à l’extrême droite et au Centre, ce que F. Mitterand a fait au parti communiste notamment, il les a syphonnés !!! C’est la victoire personnelle de N. Sarkozy dont doivent se féliciter ceux qui prétendent à un poste de député en faisant partie de l’UMP.
Ce que F. Mitterand avait voulu créer en laissant croître l’extrême droite, déclenchant ainsi des élections triangulaires qui gênaient plus la droite et bénéficiaient au parti socialiste, ce que J. Chirac n’a pas su juguler puisqu’il s’est retrouvé au second tour face à un Le Pen triomphant, N. Sarkozy a eu l’intelligence de supprimer cette extrême droite qui gloussait d’être au second tour, et toucher par la même, une manne financière qu’il utilisait à critiquer les partis au pouvoir. De plus, N. Sarkozy a mis l’UMP face au seul parti concurrent qui ne soit par virtuel : le PS (les autres étant devenus quantité négligeable). En fait, F. Mitterand et N. Sarkozy ont réussi en quelques années à proposer à
Mais voilà, depuis le congrès de Rennes, le parti socialiste n’a pas pu réaliser ce que l’UMP a fait, réunir des tendances proches et choisir des thèmes porteurs pour aller à la conquête du pouvoir. Au contraire, plus on a avancé vers une pseudo démocratie des primaires, plus les vrais visages se sont révélés, le tout ressemblant à un reality show digne de TF1.
Il suffit de regarder sur un même plateau : L. Fabius – l’homme qui sourit quand il voit la lampe rouge de la caméra s’allumer et qui donne toujours l’air d’être ennuyé qu’on l’interroge -, B. Delanoë aux petits yeux de fouine prête à mordre, qui a attendu son heure et qui pourrait profiter des querelles internes pour se présenter en rassembleur et venger .L. Jospin, F. Hollande qui a tout fait pour se débarrasser de L. Fabius mais qui était loin de s’imaginer que le danger était dans son propre nid. L’oiseau, l’amie de sa vie allait voler de ses propres ailes et donner un coup de barre au centre pour créer une démocratie chrétienne socialiste plutôt qu’un conglomérat de trotskistes, baba cool et baba au rhum, genre année 1960, mais en chaussures de croco, chauffeur limousine, maison à la campagne et au bord de mer – sous évaluée parfois -, vomissant sur les riches de plus de 4.000 euro par mois tout en gagnant 10 fois plus, costume de grands couturiers, diplômés de grandes écoles qui, une fois par an, nous disent qu’ils nous ont compris au point qu’ils n’ont plus de programmes. Ségolène non plus n’en a pas, incapable de dire ce qu’elle propose face à la déferlante, la co-princesse de
Alors sur le plan local quelles sont les leçons à tirer ?
Le petit peuple charentais a compris, il vote majoritairement à gauche ou à droite mais peu pour les petits partis. Il est intelligent et il a compris que ce qu’on donne d’une main, on ne le reprend pas de l’autre. Tel est le premier enseignement.
Le second concerne ceux qui ont voulu transgresser la légitimité de l’élu d’un parti ; ils en sont pour leur frais car les charentais de la 2e circonscription ont dit : NON ! A chacun son tour et les impatients devront attendre ou se démettre. Ne pas se rallier à l’élu de la majorité présidentielle serait pour eux, une grave erreur politique notamment personnelle pour les candidats concernés car les charentais n’ont pas la mémoire courte.
La troisième leçon concerne le risque flagrant et volontaire qu’a pris le parti socialiste à présenter M.L Reynaud ! Pourquoi ?
1 – On aurait pu penser qu’il fallait pour cette Charente, qu’elle continue d’être représentée à l’Assemblée européenne par quelqu’un du cru. Eh bien non ! On a fermé la porte au maire de Jarnac, négociant et fils de négociant qui aurait pu, s’il avait gagné, positionner mais au niveau national un deuxième représentant de la région pour travailler avec notre représentante européenne. Mais il n’avait pas choisi le bon numéro dans son parti et il a fallu qu’il se range aux décisions du panier de crabes parisiens. Voilà qu’on veut faire payer aux charentais de la 2e circonscription des querelles internes au PS ?
2 –quel que soit le vainqueur entre J. Mouhot et J. Royer, la région conservait sa députée européenne. Or, si elle gagne les législatives, elle laissera l’honneur à un député du Maine pour défendre nos appellations contrôlées … Il y a là, un risque important pour tous nos viticulteurs et il faudrait qu’ils le sachent et qu’ils votent en conséquence. Le parti socialiste a préféré donner dans les petits complots entre amis et régler ses comptes au détriment de notre région …
3 – aujourd’hui, pour éviter cette conséquence que peu d’électeurs connaissent ou ont mal comprise, au-delà des idées de chacun (les miennes sont connues), il faut voter pour J. MOUHOT car au-delà des divergences, ML Reynaud et J. Mouhot pourraient travailler, comme le souhaitent N. Sarkozy, en bonne intelligence pour le bien de la région et du pays (le cognac = 28 airbus !!!). Si cette main est refusée, chacun en tirera des conséquences.
4 – quant aux électeurs socialistes, écartez de la main l’appel aux pompiers de la part de ceux qui ont allumé le feu et voter UTILE pour votre région et donner une leçon au staff socialiste parisien de ne pas avoir donné la parole aux élus locaux que vous êtes pour choisir votre candidat.
Je pense là, à tous les déçus socialistes qui se sont engagés en vain dans un combat que leurs propres représentants tendent à traduire en défaite.
En m’exprimant ainsi, c’est la raison qui l’emporte et non mon sentiment même si ce dernier va vers J. Mouhot, car la situation est suffisamment grave et préoccupante pour l’avenir, pour que cela soit dit et que chacun se réveille avant d’avoir la gueule de bois de s’être laissé prendre au jeu des querelles d’un parti censé les défendre.
Je ne voudrais pas être militant socialiste aujourd’hui, car combien d’entre eux doivent être déçus de donner beaucoup et de voir en retour leurs représentants dont certains depuis ces trente dernières leur promettre qu’ils vont changer … A eux de juger.
Hugh Johnson, analyste chez Johnson Illington Advisors, relativisait par ailleurs l'impact de ce projet d'attentat dans les aéroports londonien pour le marché boursier.